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Place de l’analyse toxicologique en urgence hospitalière
Les intoxications aiguës constituent un réel problème de santé publique dont l’impact reste encore à évaluer. Le nombre total d’intoxications aiguës, recensé au niveau du service de Pharmaco-Toxicologie du Centre Hospitalo-Universitaire d’Oran, connaît régulièrement une croissance annuelle. Ainsi, près de 500 cas sont enregistrés chaque année (Fig.1).



Figure 1. Evolution des cas d'intoxications aiguës sur les sept dernières années.

Globalement, ces intoxications touchent beaucoup plus le sexe féminin et sont plus fréquentes chez les adolescents et les adultes jeunes. La nature est le plus souvent volontaire ; il s’agit généralement de tentatives de suicide dans un contexte conflictuel familial ou professionnel. Les intoxications accidentelles s’observent surtout chez les enfants ingérant tout produit qui est à leur portée mais également chez les adultes par confusion avec d’autres produits, par erreur thérapeutique ou surdosage médicamenteux.

Concernant les catégories des substances en cause, les médicaments occupent le premier rang avec en tête les psychotropes (benzodiazépines, neuroleptiques, antidépresseurs) et à un degré moindre les antiépileptiques (carbamazépine, phénobarbital), les antalgiques (paracétamol) et autres médicaments comme les antihistaminiques, les antiasthmatiques, les médicaments cardiovasculaires et les antitussifs…etc.

Viennent en deuxième position les pesticides notamment les raticides avec l’introduction d’un produit commercialisé par le circuit informel sous le nom de « Rat-Killer STRONG® ».

Enfin, on note d’autres types d’intoxications, au monoxyde de carbone, aux plantes toxiques telles que le chardon à glu et à d’autres toxiques dont la nature exacte reste indéterminée.

Devant cette situation inquiétante, l’analyste toxicologue se trouve confronté à la toxicologie clinique et aux besoins des cliniciens qui doivent gérer avec efficacité ce grand nombre d’intoxications aiguës admises en urgence. En effet, les principales préoccupations du clinicien, pour une meilleure prise en charge de l’urgence toxicologique, sont bien de :

• Poser le diagnostic.
• Apprécier le pronostic.
• Instaurer une thérapeutique particulière à côté du traitement symptomatique.

Ces préoccupations constituent les indications de l’analyse toxicologique qui intervient dans :

• La confirmation diagnostique ou l’exclusion de l’hypothèse toxique.
• L’évaluation de la gravité de l’intoxication et son évolution.
• L’indication d’un traitement spécifique, l’évaluation et la surveillance d’autres mesures thérapeutiques visant à modifier la cinétique du toxique ou de ses métabolites.

I. Diagnostic toxicologique

La démarche diagnostique d’une intoxication est basée sur :

• L’anamnèse.
• La clinique.
• L’analyse toxicologique.
• Les investigations complémentaires.

a. Anamnèse

Il s’agit d’une étape essentielle qui oriente le plus souvent l’analyse toxicologique par un interrogatoire minutieux du patient présumé intoxiqué, de son entourage ou des secours. Le clinicien doit se donner du temps pour réunir un maximum d’informations parce qu’il est possible, dans la grande majorité des cas, de déterminer la cause précise de l’intoxication, la quantité absorbée, le lieu et le moment supposés de l’exposition, les circonstances et l’état clinique initial du patient.

b. Clinique

L’approche clinique incluant l’anamnèse et l’examen clinique essaie de répondre aux questions concernant :

• La concordance entre les signes cliniques à l’examen et le délai d’ingestion.
• La compatibilité des symptômes présentés avec la nature du toxique.
• L’adéquation de l’intensité des symptômes avec l’intensité de l’exposition (relation dose/effet).

Pratiquement, le clinicien peut être confronté à quatre situations majeures :

• Dans la première situation, l’intoxication est certaine, le toxique est connu d’après les données anamnestiques et la symptomatologie est concordante avec le toxique incriminé et la dose : dans ce cas l’analyse toxicologique peut accroître la précision diagnostique mais a plutôt des implications thérapeutique, pronostique ou médicolégale.
• Dans la deuxième situation, l’intoxication est certaine, le toxique est connu mais la symptomatologie ne concorde pas avec le toxique ou la dose : dans ce cas, l’analyse toxicologique permet soit de déceler d’autres toxiques associés, soit de pousser le clinicien à rechercher, à côté du produit incriminé, une cause non toxique à l’origine de cette symptomatologie.
• Dans la troisième situation, l’intoxication est certaine d’après le contexte, mais le toxique n’est pas connu : dans ce cas, un screening général s’impose ; il comprend une recherche globale des substances les plus souvent impliquées dans l’épidémiologie locale. D’autres investigations complémentaires permettent en revanche de cibler l’analyse toxicologique vers certaines classes de produits.
• Dans la dernière situation, la symptomatologie (coma, syndromes toxiques) évoque une possible étiologie toxique malgré l’absence de contexte évocateur : dans ce cas, seule l’analyse toxicologique est susceptible de confirmer ou d’infirmer l’éventuelle intoxication.

c. Analyse toxicologique

Selon le cas, il s’agira donc soit de confirmer l’intoxication présumée de nature connue ou inconnue et d’en évaluer la gravité, soit d’exclure l’hypothèse d’une intoxication.

Il est important de signaler que l’absence de signes fonctionnels ou physiques, une symptomatologie mineure ou non spécifique, estimée non imputable à une intoxication, n’exclut pas toujours cette dernière et le risque ne doit pas être sous-estimé. C’est l’exemple de l’intoxication aux antidépresseurs tricycliques caractérisée par l’existence d’un temps de latence de 1 à 4 heures entre la prise médicamenteuse et l’apparition des premiers symptômes ou l’intoxication au paracétamol dont les premières manifestations sont relativement mineures et ne permettent en aucune façon de prévoir l’apparition ultérieure d’une cytolyse hépatique qui atteint son acmé 3 à 4 jours plus tard.

d. Investigations complémentaires

Dans cette démarche, certains examens complémentaires notamment les examens biologiques (Tableau 2) occupent une place de choix. Les résultats biologiques de base peuvent :
• Orienter le diagnostic : hypokaliémie avec la théophylline ou la chloroquine.
• Refléter la sévérité de l’intoxication : hyperkaliémie avec les digitaliques.
• Evaluer la fonction des organes impliqués dans le métabolisme et l’excrétion des toxiques : le taux de prothrombine pour le suivi des raticides anticoagulants.
• Ou encore avoir des implications thérapeutiques essentielles dans les situations à haut risque vital comme les acidoses dans les intoxications par les salicylés.



Tableau 1. Exemples d’examens biologiques utilisés en toxicologie.

II. Facteurs de gravité / Facteurs pronostiques

L’analyse toxicologique aide à apprécier le degré de sévérité de l’intoxication et à prévoir son évolution. Une distinction s’impose entre les facteurs de gravité et les facteurs pronostiques selon que le toxique soit fonctionnel ou lésionnel : pour les toxiques fonctionnels comme la théophylline ou la digoxine, il existe une assez bonne corrélation entre les concentrations plasmatiques et la sévérité des symptômes tandis que pour les toxiques lésionnels, la toxicité dépend de la concentration maximale atteinte au niveau de l’organe cible et l’évolution des symptômes n’est pas proportionnelle à celle des concentrations plasmatiques ; la symptomatologie peut persister malgré la disparition du toxique de l’organisme.

III. Traitement

L’analyse toxicologique aide également à poser l’indication de traitement spécifique ou, au contraire, évite la mise en œuvre d’un traitement lourd, hasardeux ou coûteux, alors qu’il n’est pas nécessaire.

Le traitement des intoxications aiguës comporte classiquement trois volets :
• Le traitement symptomatique : en urgence, le traitement symptomatique est toujours prioritaire ; en aucun cas, ses indications ne sont discutées sur les résultats de l’analyse toxicologique. Ces derniers sont, en revanche, indispensables pour guider la thérapeutique ultérieure.
• Le traitement évacuateur/épurateur : l’analyse toxicologique peut indiquer un lavage gastrique toujours bénéfique après 12 heures de l’ingestion de phénobarbital ou d’antidépresseurs tricycliques. Elle peut aussi indiquer une diurèse forcée alcaline dans l’intoxication aux barbituriques ou la contre-indiquer si la barbitémie est supérieure à 400 µmol/l.
• Le traitement antidotique : les résultats de l'analyse toxicologique ont une influence directe sur la mise en route du traitement spécifique tel que le traitement par l’éthanol des intoxications au méthanol ou à l’éthylène glycol.

Conclusion

Une analyse toxicologique utile et performante nécessite une bonne coopération entre cliniciens et toxicologues analystes. Cette collaboration se situe à différents niveaux :
• Les renseignements : toute demande d’analyse formulée par le clinicien doit contenir le maximum de renseignements pouvant aider à l’identification du toxique.
• Les prélèvements : le clinicien doit être informé par l’analyste des modalités des prélèvements nécessaires pour mener à bien l’investigation toxicologique.
• La discussion et l’interprétation des résultats afin d’arrêter les investigations, d’élargir la gamme de l’exploration ou de passer à un dosage permettant d’évaluer l’imprégnation toxique ou d’établir un suivi thérapeutique.


Extrait de la communication orale :
« Place de l’analyse toxicologique en urgence hospitalière »
Chefirat B., Abourijel N., Mehtougui K., Saadi F.Z., Sehaba H., Rezk-kallah H.
Service de Pharmaco-Toxicologie, CHU Oran.
Présentée lors de la deuxième rencontre scientifique du département de Pharmacie d’Oran portant sur : « Urgences Toxicologiques et Suivi Thérapeutique » les 10 et 11 Mars 2007.

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