Sujet de la discussion : MedeSpace.Net :: Djamila Bouhired : "Je suis venue soutenir mes médecins, mes enfants" Les résidents algéri

Publié par nora le 12-06-2011 19:38
#17

que dire de cette situation sinon:"ô rage, ô désespoir". et bien voilà, à force de tout subir sans se révolter, on en arrive là: les profs très occupés par leur propre situation (rester à tout prix) ou celle de leur descendance, les maitres assistants préoccupés de la leur (pas de vagues, peut être la thèse) et ceux désabusés comme moi qui ont compris que de toutes façons nous sommes égoïstes et prêts à satisfaire tout le monde pour réussir (la thèse, la thèse). J'ai personnellement demandé aux représentants des 02 syndicats (enfin, si l'on peut dire) d'au moins dénoncer la violence. J'ai eu droit à de vagues et stupides explications qui m'ont définitivement ouvert les yeux; et oui, on ne nous a pas appelés "béni oui-oui" pour rien. Quoique: j'ai trouvé très déplacé et un rien lèche-bottes qu'au début de leur mouvement, les résidents aient fait le tour du CHUO pour remercier les profs de leur timide soutien aux cris de "merci professeur"... Allez, ne parlons que des conditions de travail pour lesquelles j'ai essayé de mobiliser (avant la grève). RAS, chacun pensait à soi. Nous sommes formatés pour nous auto détruire en quelques années. Moyenne d'âge de la faculté: 65 ans. Tout ce qui suit coule de source: un prof bien installé et indétrônable, entouré de quelques assistants pas encore désabusés et qui espèrent, ne peut comprendre que l'exil dans une région reculée n'est pas du tourisme. Que souhaiter (ah si les souhaits pouvaient se réaliser): que Monsieur le ministre fasse une banale appendicite lors d'une de ses virées dans les Hauts Plateaux. Jeunes gens, JE DÉNONCE LA VIOLENCE, L'IGNORANCE, LA PETITESSE. Mais je suis toute seule à le faire et ne suis qu'une misérable petite maître assistante. :@:|:(