Apparition de la vie sur Terre: des chimistes confortent une piste
Publié par Rosette le Mai 18 2009 04:06:04
Cherchant à trancher le débat sur les conditions d'apparition de la vie sur Terre, une étude britannique paraissant jeudi montre comment ont pu émerger les premières molécules...

Nouvelles étendues

Cherchant à trancher le débat sur les conditions d'apparition de la vie sur Terre, une étude britannique paraissant jeudi montre comment ont pu émerger les premières molécules servant à stocker l'information génétique.

Chez les mammifères, les poissons ou les bactéries, elle est stockée sur l'ADN (acide désoxyribonucléique). L'ARN (acide ribonucléique) joue quant à lui un rôle actif pour traduire cette information et permettre la synthèse de molécules actives dans l'organisme.

Chez certains virus cependant, l'information génétique elle-même est stockée sous forme d'ARN.

L'ARN étant plus robuste que l'ADN, l'hypothèse d'un «monde à ARN» ayant précédé celui où l'ADN domine le vivant a été formulée par des scientifiques. Comme sa cousine l'ADN, l'ARN associe trois types de molécules: un sucre, un groupe phosphate et une «base» véhiculant l'information génétique.

L'idée la plus répandue jusque là chez les scientifiques, c'était que ces trois types de molécules avaient dû apparaître séparément sur la Terre primitive. Mais les chimistes n'arrivaient pas à trouver comment elles avaient pu s'associer pour constituer l'ARN.

Grâce à des travaux de synthèse chimique en laboratoire, John Sutherland (Université de Manchester) et ses collègues expliquent dans la revue scientifique britannique Nature comment l'ARN a pu émerger sans l'aide d'enzymes. Mais grâce aux rayons ultraviolets et au phosphate.

Ils se sont servis de molécules présentes sur la Terre primitive, et les réactions chimiques utilisées correspondent aux modèles d'environnement géologiques existant alors.

Source d'intérêt pour expliquer l'origine de la vie, l'ARN est par ailleurs scruté par les scientifiques dans les profondeurs océaniques. L'équipe d'Edward DeLong (MIT, Cambridge, États-Unis) a ainsi catalogué différents «petits» ARN directement au cœur du plancton, selon une autre étude paraissant jeudi dans Nature.

source: cyberpresse