Don d'organes : humains ou animaux?
Publié par La Pharmacienne le Juillet 16 2009 10:20:19
Comme vous le savez, le don d’organes est important. Saviez-vous que la première transplantation chez l’humain a eu lieu en décembre 1967? Pour la première fois...

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Comme vous le savez, le don d’organes est important. Saviez-vous que la première transplantation chez l’humain a eu lieu en décembre 1967? Pour la première fois dans l’histoire, un homme a reçu le coeur d’une autre personne. Cela se passait dans un hôpital d’Afrique du Sud et cet exploit fut l’oeuvre du chirurgien Christiaan Barnard. Malheureusement, le patient a succombé à une pneumonie 18 jours plus tard.

Depuis ce temps, la science s’est beaucoup améliorée et, au Canada, c’est le chirurgien Pierre Grondin qui a effectué la première greffe cardiaque à l’Institut de cardiologie de Montréal, en 1968. Imaginez, chaque année au Québec, 40 personnes environ reçoivent un nouveau coeur et ces personnes peuvent espérer vivre plus de 20 ans.

Pénurie d'organes

En plus des greffes cardiaques, il se fait maintenant des greffes rénales, pulmonaires, hépatiques (foie) et de la cornée. Mais malgré tout, on a une grave pénurie d’organes humains disponibles. Nous avons, au Canada, le plus bas taux de dons d’organes des pays industrialisés, soit 14,4 donneurs par million d’habitants. C'est plus bas qu’aux États-Unis, où le taux est de 21 donneurs par million d’habitants, et qu’en Espagne, où il est de 27 donneurs par million d’habitants.

Une solution : la xénogreffe

Devant ce problème, Santé Canada s’interroge sur la possibilité d’utiliser la xénotransplantation.
Cela consiste à transférer des cellules, tissus ou organes viables des animaux aux êtres humains. Il semble que cette xénogreffe pourrait permettre de traiter des patients dont les organes sont très endommagés, comme la transplantation d’un rein de porc pour un insuffisant rénal sous dialyse ou encore la transplantation des cellules du pancréas du porc chez un patient diabétique avancé.


Mais vous pouvez vous imaginer que ce n’est pas chose simple et, actuellement, la xénotransplantation n’est pas une pratique médicale reconnue au Canada ni dans plusieurs pays industrialisés. Il faut peser les pour et les contre de cette pratique. Il y a des avantages intéressants parce que cela permettrait à de nombreuses personnes en attente de greffe de voir ce temps d’attente diminué et d’espérer une meilleure qualité de vie.


Des risques

Cependant, il y a des risques pour le receveur de cette greffe et pour l’ensemble de la population. Ainsi, il y a des dangers d’infection pour celui qui reçoit le tissu, les cellules ou l’organe d’origine animale, mais il y a aussi un danger d’infection pour les gens qui sont en contact avec le patient infecté par cette greffe.

Et évidemment, cela soulève aussi des questions éthiques importantes.

En attendant d’autres consultations et de nouvelles études concernant la xénotransplantation, n’oubliez pas l’importance de signer l’endos de votre carte d’assurance-maladie pour permettre le don d’organes et mentionnez-le à vos proches.



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