Faute de vaccin, savoir traiter les enfants assez tôt
Publié par Administrateur le Octobre 07 2008 20:01:25
Si chez les enfants, le pic épidémique de la grippe saisonnière précède de 2 semaines celui que l'on observe chez les adultes, ce n'est pas par hasard.

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Si chez les enfants, le pic épidémique de la grippe saisonnière précède de 2 semaines celui que l'on observe chez les adultes, ce n'est pas par hasard.

Comme l'explique le Dr Catherine Weil-Olivier (chef du service de pédiatrie à l'hôpital Louis Mourier Colombes) « le taux d'attaque (le risque effectif de contamination lors d'un contact avec une personne infectée, n.d.l.r.) est beaucoup plus élevé chez l'enfant. Il est de 30% à 50% chez un écolier sain, contre seulement 20% chez un adulte en bonne santé. » Quant à l'efficacité du vaccin, elle n'est pas démontrée avant 2 ans. Et comme elle ne croît ensuite que très progressivement pour atteindre 60% vers 18 ans, il n'est pas étonnant que « les taux d'hospitalisation soient pratiquement aussi élevés chez les 0-4 ans que chez les plus de 65 ans » !

Le recours dans ce cas, c'est de vacciner les parents et l'entourage. Quant aux petits eux-mêmes lorsqu'ils sont infectés, il faut s'en remettre aux antiviraux. L'oseltamivir par exemple, est désormais disponible sous une forme pédiatrique spécifiquement étudiée et préparée pour les enfants, avec des protocoles d'administration spécifiques. Encore faut-il que le diagnostic soit porté dans les premières heures de l'infection.





Et pour cela, soulignait à Faro le Dr Robert Cohen (infectiologue et pédiatre au CHU de Créteil), il est indispensable de développer le recours aux tests diagnostics rapides, utilisables au cabinet du médecin généraliste. Comme pour les tests utilisés pour diagnostiquer l'angine à streptocoques, ils reposent sur l'analyse sur place d'un prélèvement effectué dans le nez du petit malade. Leur coût –actuellement de l'ordre de 5 € à 10 € selon les fabricants – pourrait être compensé « par le fait que dans tous les pays où ils sont utilisés, on observe une baisse de la consommation d'antibiotiques et d'examens complémentaires, et du temps passé en consultation » Et naturellement, « un meilleur management de la maladie… »