Bande de Gaza : malgré l’urgence sanitaire, toujours pas de levée du blocus
Publié par Administrateur le Décembre 09 2008 12:23:32
Triste anniversaire que celui des 60 ans de l’UNRWA, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient...
Nouvelles étendues
Triste anniversaire que celui des 60 ans de l’UNRWA, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient. Depuis le 4 novembre dernier en effet, l’action humanitaire dans la Bande de Gaza est entravée par le blocus israélien. Boulangeries, hôpitaux, pharmacies… La population manque de tout.
« Sur la liste des 416 médicaments essentiels, 97 sont en rupture de stocks dans les cliniques de la Bande de Gaza » dénonce l’ONG Médecins du Monde. Et « à l’heure actuelle, deux de nos camions contenant des médicaments et du matériel médical sont toujours bloqués à Jérusalem ». Une situation également dénoncée par le collectif AIDA, qui regroupe de nombreuses ONG travaillant dans les Territoires occupés.

Cette préoccupation est partagée par les Nations Unies. Par la voix de son Secrétaire général Ban Ki-moon, l’Organisation exprime ses craintes concernant la situation humanitaire. « Il est important et urgent qu’Israël autorise la livraison de l’aide humanitaire à la population civile » s’inquiète-t-il dans une déclaration transmise par sa porte-parole Michèle Montas. « Je regrette que mes appels n’aient pas été entendus ».

Même son de cloche du côté de l’UNRWA, qui proteste contre un flux insuffisant de camions. « Il faut au minimum 15 camions par jour pour maintenir nos opérations de base. Mais durant tout le mois dernier, nous n’avons pu faire entrer que 37 camions dans le territoire ».

Pendant ce temps, les 1,5 million d’habitants de la Bande survivent avec les moyens disponibles. Autrement dit pas grand-chose. Le manque d’approvisionnement en carburant compromet sérieusement le fonctionnement des services hospitaliers. Au premier rang desquels les urgences. Seule une ambulance sur deux serait aujourd’hui opérationnelle. Un comble au regard de la violence qui règne dans le territoire…


Source : Médecins du Monde, UNRWA, Collectif ADIA, ONU