Sclérose en plaques : certains Sclérose en plaques : certains "petits boulots", facteurs de risques ?
Publié par MedeSpaceNews le Octobre 19 2011 22:38:29

Travailler à l’adolescence avec des horaires décalés pourrait avoir des conséquences sur la santé et augmenter les risques de développer une sclérose en plaques. C’est ce que révéle une étude suédoise publiée ce jour dans les Annals of Neurology.

Maladie neurologique auto-immune chronique du système nerveux central, la sclérose en plaques ou SEP est mutlifactorielle. Elle se caractérise par une démyélinisation des fibres nerveuses du système nerveux central qui entraîne une mauvaise circulation de l’information le long des neurones. En France, la SEP touche plus de 80 000 personnes, et chaque année, 2 000 patients sont nouvellement diagnostiqués. Dans 70 % des cas, ce sont de jeunes adultes âgés de 20 à 40 ans et deux tiers d'entre eux sont des femmes.

C’est dans ce contexte qu’Anna Karin Hedström et collègues de l’ Institut Karolinska à Stockholm ont essayé de comprendre s’il existait un lien entre la SEP et la rupture du rythme circadien qu’imposent certains "petits boulots" chez les moins de 20 ans. Des études précédentes avaient déjà montré que troubles du sommeil et décalage du rythme de vie, dus notamment à un travail de nuit ou un de type "3 huit", augmentaient les risques de maladies cardio-vasculaires, de la thyroïde, ou de cancers. Les principales raisons qui expliquent ces désordres sont des troubles dans la sécrétion de la mélatonine et une augmentation des réponses inflammatoires.
Les chercheurs suédois ont fait des analyses spécifiques de l’influence d’un travail en décalé en fonction de l’âge sur deux populations distinctes : la première était composée de 1 343 patients qui venaient d’être déclarés atteints de la SEP, et de 2 900 personnes contrôle, et la seconde de 5 129 malades et de 4 409 cas témoins.
Les résultats ont montré qu’une rupture régulière du rythme circadien chez les jeunes de moins de 20 ans en raison d’un travail en décalé sur une durée de 3 ans minimum et une perte de sommeil, pouvaient être considérés comme facteurs de risques de développer ultérieurement une SEP. Toutefois, ...

 

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