Sujet de la discussion : MedeSpace.Net :: Cancer de la prostate...!

Publié par santedz le 15-12-2012 20:45
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« L'IRM pour détecter les «vrais» cancers de la prostate »
Le Figaro
Le Figaro s’interroge : « Devant les limites des méthodes actuelles de dépistage ducancer de la prostate, qui conduisent trop souvent à des opérations inutiles, la solution résiderait-elle dans un recours plus précoce et systématique à l'IRM ? ». Le journal rappelle que « le protocole actuel prévoit, en cas de taux de PSA élevé et/ou d'anomalie découverte lors de l'examen clinique, de procéder à une biopsie de la glande. Mais ces prélèvements, invasifs et inconfortables, ne sont pas fiables à 100%. La perspective d'un dépistage incluant d'emblée une IRM, ­indolore, sans risque et désormais plus performante, pourrait être plus séduisante, du fait d'une précision accrue », note le quotidien.
Le Figaro explique en effet que « près de la moitié des hommes de plus de 50 ans ont des foyers microscopiques de cellules cancéreuses. Mais la grande majorité de ces lésions évolueront très peu. […] Pourtant, sur 70 000 cancers diagnostiqués chaque année, les chirurgiens français réalisent encore 22 000 prostatectomies. Un nombre bien trop élevé au regard du bénéfice escompté et des effets indési­rables (incontinence et troubles de l'érection) que ce traitement entraîne parfois ».
Le journal indique que « les radiologues mettent en avant les progrès réalisés dans le domaine de l'imagerie afin de plaider pour une révision des pratiques ». Le Pr Nicolas Grenier, radiologue au CHU de Bordeaux et membre du bureau de la Société française de radiologie, déclare ainsi : « Depuis 4 ou 5 ans, nous avons amélioré la détectabilité des tumeurs de la prostate grâce à des techniques d'IRM fonctionnelles : l'IRM de perfusion permet de repérer les zones très vascularisées, notamment les tumeurs, tandis que l'IRM de diffusion permet de distinguer les tissus de nature cancéreuse ».
Le Figaro relève par ailleurs que « la réflexion sur l'utilité de cette évolution est d'autant plus importante qu'au coût de l'IRM s'ajoute, en France, une autre contrainte très pragmatique : la rareté des appareils permettant d'effectuer ces examens ». Le Pr Marc Zerbib, chef du service d'urologie à l'hôpital Cochin (Paris), note pour sa part que « pour l'instant, l'IRM n'a d'utilité que positive, c'est-à-dire quand elle confirme la présence d'une anomalie avant la biopsie et permet de mieux cibler l'intervention. Elle ne permet toujours pas d'écarter le risque en l'absence de traces à l'image ».
Revue de presse rédigée par Laurent Friche