Retrait progressif des antalgiques combinant paracétamol et DXP
Publié par hammar le Juin 28 2009 14:46:41
L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a annoncé jeudi que les médicaments antidouleur de type Di-Antalvic allaient être progressivement...

Nouvelles étendues

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a annoncé jeudi que les médicaments antidouleur de type Di-Antalvic allaient être progressivement retirés des pharmacies sur un an en raison du caractère toxique de la combinaison paracétamol/DXP (dextropropoxyphène) en cas de surdosage.

Ce retrait, déjà mis en oeuvre en Grande-Bretagne et en Suède, a été recommandé par l'Agence européenne d'évaluation des médicaments (EMEA) et doit être confirmé par la Commission européenne. Il devrait conduire au retrait progressif du marché de toutes les spécialités contenant du DXP dans l'Union européenne.

Dans ces deux pays, des études ont relevé 200 morts par an en Suède (pour 9 millions d'habitants) et entre 300 et 400 par an en Grande-Bretagne (pour 60 millions d'habitants) à l'occasion d'intoxications volontaires (tentatives de suicide) ou accidentelles à ce médicament, précise l'Agence.

Délivré sur ordonnance depuis 1964, ce médicament est indiqué dans le traitement des douleurs modérées ou intenses, ou qui ne sont pas soulagées par l'aspirine, le paracétamol ou l'ibuprofène, utilisé seul, note l'Afssaps. Une trentaine de spécialités pharmaceutiques renfermant cette association est à ce jour commercialisée dans l'Hexagone.

Dans un communiqué, l'Afssaps précise qu'elle "envisage que le retrait définitif des spécialités pharmaceutiques contenant du DXP intervienne dans un délai de l'ordre d'un an afin notamment de permettre aux professionnels de santé d'envisager la meilleure alternative antalgique pour leurs patients".

"Dès maintenant, l'Afssaps recommande aux professionnels de santé de ne plus prescrire de médicaments contenant du DXP à de nouveaux patients. Dans la mesure où le retrait de ces médicaments sera progressif, les patients sont invités à contacter leur médecin, sans urgence, par exemple dans le cadre du renouvellement de leur ordonnance, afin que leur traitement soit reconsidéré".


AP associeted press