maladie de Pompe Une première thérapeutique
Publié par Administrateur le Février 06 2009 18:30:37
La maladie de Pompe est la forme infantile, la plus grave, de déficit en alpha-1,4-glucosidase acide (GAA) enzyme qui hydrolyse le glycogène en glucose...

Nouvelles étendues

Une première thérapeutique dans la maladie de Pompe

La maladie de Pompe est la forme infantile, la plus grave, de déficit en alpha-1,4-glucosidase acide (GAA) enzyme qui hydrolyse le glycogène en glucose. Maladie de surcharge lysosomale, cette glycogénose de type II à transmission autosomique récessive, se manifeste avant l’âge de 3 mois par une hypotonie, des troubles de la déglutition et une cardiomyopathie. L’évolution spontanée se fait vers le décès avant l’âge de 2 ans.

Depuis 3 ans on dispose en Europe et aux Etats-Unis de l’enzyme manquante sous forme recombinante, mais malheureusement son administration est universellement suivie de l’apparition d’anticorps qui conduisent à son inefficacité et au décès de l’enfant.

Une équipe américaine a mis au point un protocole permettant la disparition des anticorps anti-rhGAA avec des résultats cliniques encourageants chez un enfant. Le jeune patient était traité par rhGAA depuis l’âge de 7 semaines. A la 23ème semaine de vie les taux d’anticorps anti-rhGAA étaient à 1/1600. Une immunomodulation a lors été tentée en associant du rituximab (un anticorps monoclonal anti-CD20), du méthotrexate et des immunoglobulines intraveineuses. Grâce à ce traitement les anticorps anti-rhGAA ont disparu totalement de façon durable (23 mois). Cliniquement, la cardiomyopathie s’est amendée et l’état neurologique a continué à s’améliorer. En revanche une ventilation assistée (actuellement intermittente) a été nécessaire après le 13ème mois.

Sans crier victoire, Nancy Mendelsohn et coll. rappellent qu’il s’agit à leur connaissance de la première tentative réussie d’élimination des anticorps neutralisants dans une maladie de Pompe traitée. Un tel protocole d’induction de tolérance pourrait peut-être être utile dans d’autres affections orphelines traitées par des protéines recombinantes pouvant susciter l’apparition d’anticorps comme la maladie de Gaucher, la maladie de Fabry ou la mucopolysaccharidose de type I.